Le système d’accès du Wave 2 est intéressant parce qu’il ne se limite pas à afficher un visiteur : il permet aussi de piloter un portail ou une gâche, depuis l’écran intérieur et, si le couplage est bien fait, depuis l’application. Je reprends ici la logique de la documentation du Extel Wave 2 pour expliquer ce que commande réellement la sortie, comment brancher proprement une ouverture et quels réglages évitent les faux départs. L’objectif est simple : vous faire gagner du temps à l’installation et vous éviter les erreurs qui reviennent le plus souvent.
Les points à retenir sur les accès et les ouvertures
- Le Wave 2 pilote un portail motorisé ou une gâche électrique, pas un branchement de puissance direct.
- La commande passe par la sortie S1/S2, qui ferme un contact sec quand on active l’ouverture.
- Pour une gâche, la notice recommande une gâche 12V / 1,1 A max avec mémoire mécanique et une alimentation externe.
- La distance maximale entre la platine de rue et la gâche ou la serrure est de 50 m, avec un câble de 0,75 mm².
- Depuis Extel Connect, l’ouverture reste possible après appairage, avec un mot de passe de commande d’ouverture distinct.
- Le réglage de durée d’impulsion sert surtout à adapter le comportement aux motorisations les plus sensibles.
Ce que gère vraiment la fonction d’accès et d’ouverture
Je préfère parler de commande d’ouverture plutôt que d’ouverture directe, parce que le visiophone envoie un ordre et c’est ensuite la gâche ou la motorisation qui exécute l’action. Sur ce modèle, la touche dédiée du moniteur ferme la sortie de commande S1/S2 de la platine de rue. En pratique, cela signifie que vous déclenchez un contact sec : le visiophone ne fournit pas une alimentation “brute” à l’ouvrant, il simule l’impulsion que l’automatisation attend.
Cette nuance change tout au moment du diagnostic. Si rien ne s’ouvre, le problème n’est pas forcément l’écran, ni même l’application. Il peut venir du type d’ouvrant, du câblage, de l’alimentation externe ou du paramétrage de l’impulsion. C’est la raison pour laquelle je commence toujours par identifier le scénario exact : portail motorisé, gâche électrique, ou serrure compatible. Une fois ce cadre posé, le reste devient beaucoup plus simple à lire.Le Wave 2 peut donc servir de point de commande pour l’accès principal, mais il faut raisonner comme sur une installation domotique sérieuse : on pilote une entrée de commande, on n’alimente pas n’importe quel appareil. C’est ce principe qui guide tout le reste, du choix des fils jusqu’aux réglages de l’application. La suite logique, c’est donc le câblage propre et les contraintes réelles à respecter.
Raccorder une gâche électrique ou une motorisation de portail sans se tromper
La notice officielle d’Avidsen distingue clairement deux usages : la motorisation de portail d’un côté, la gâche électrique de l’autre. Dans les deux cas, on raccorde la sortie de commande selon le schéma prévu, mais les attentes ne sont pas les mêmes. Pour une motorisation, la platine de rue agit comme un déclencheur à contact sec. Pour une gâche, il faut aussi une alimentation externe, et la gâche doit comporter une mémoire mécanique pour fonctionner correctement avec la logique d’impulsion du visiophone.
| Solution | Ce qu’elle attend | Point sensible | Quand je la recommande |
|---|---|---|---|
| Motorisation de portail | Une entrée de commande à contact sec | La durée de l’impulsion doit être adaptée | Quand le portail a déjà une entrée START ou commande dédiée |
| Gâche électrique | Une alimentation externe et une gâche compatible | La mémoire mécanique est importante | Pour un portillon ou une porte piétonne |
Deux chiffres méritent d’être retenus : la distance maximale entre la platine de rue et la gâche ou la serrure est de 50 m, et la section de câble conseillée est de 0,75 mm². Ce n’est pas un détail de confort, c’est un vrai garde-fou technique. Si la ligne est trop longue ou trop fine, vous risquez d’avoir une ouverture aléatoire, une perte de tension ou un comportement incohérent au déclenchement.
Pour la gâche, la documentation conseille aussi un modèle 12V / 1,1 A max avec mémoire mécanique. J’insiste sur ce point parce qu’une gâche mal choisie fait perdre du temps à tout le monde : le visiophone peut envoyer l’ordre correctement, mais l’ouvrant ne réagit pas comme prévu. Le produit a d’ailleurs été testé avec des motorisations Thomson, Extel et Avidsen, ce qui donne une bonne base de compatibilité, sans pour autant rendre tous les automatismes du marché compatibles par magie.Mon conseil pratique est simple : avant de refermer la façade, je teste toujours la commande avec le câblage provisoire, puis j’observe si l’ordre atteint bien l’automatisation. Si la commande est correcte mais que l’ouvrant ne réagit pas, le problème vient presque toujours de l’intégration mécanique ou électrique, pas de l’écran lui-même. Une fois ce point verrouillé, on peut passer au réglage fin de l’impulsion.
Régler l’impulsion pour éviter les ouvertures trop courtes
Le menu avancé du moniteur permet d’ajuster la durée de l’impulsion d’ouverture pour la motorisation de portail, et le système prévoit aussi un réglage de fermeture du contact sec. Sur le terrain, c’est ce paramètre qui fait la différence entre un portail qui s’ouvre proprement et un portail qui “tousse”, s’arrête trop tôt ou ne prend pas l’ordre au bon moment.
Je pars toujours du principe que le réglage d’usine est une base de départ, pas une vérité universelle. Une motorisation lente, une entrée de commande peu tolérante ou un automatisme ancien peuvent demander un comportement un peu différent. Ce n’est pas forcément spectaculaire, mais une impulsion mal ajustée suffit à rendre l’ensemble frustrant au quotidien : un appui, rien ne se passe, puis un second appui finit par déclencher l’ouverture. C’est typiquement le genre de défaut qui donne l’impression d’un produit “capricieux” alors qu’il s’agit d’un simple réglage.
Si vous installez une gâche, la logique est un peu différente : l’important est moins de jouer sur la durée que de vérifier que l’alimentation externe est correcte et que la gâche libère bien le passage. Avec un portail, en revanche, le réglage d’impulsion mérite un vrai temps de test. C’est le moment où l’on passe d’une installation “qui fonctionne à moitié” à une installation fiable.
Une fois l’impulsion calée, il reste à s’assurer que l’accès est aussi fluide depuis le moniteur que depuis le smartphone, parce qu’un visiophone connecté doit rester simple à l’usage, pas seulement propre sur le papier.
Commander l’ouverture depuis le moniteur et depuis l’application
Le Wave 2 ne se limite pas au poste intérieur : l’application Extel Connect permet aussi de visualiser et de déclencher l’ouverture à distance, à condition que le moniteur soit correctement appairé au Wi-Fi. La documentation montre clairement qu’il existe un mot de passe de commande d’ouverture, désactivé par défaut, ainsi qu’un réglage de déverrouillage. Autrement dit, la partie “ouverture” n’est pas laissée au hasard : elle est pensée comme une fonction à sécuriser.
- Je connecte d’abord le moniteur au Wi-Fi de la box.
- J’ajoute ensuite le visiophone dans Extel Connect.
- Je scanne le QR code de l’écran pour éviter les erreurs de saisie.
- Je définis un mot de passe numérique dédié à la commande, distinct du reste des usages.
- Je vérifie enfin que le bouton d’ouverture est bien disponible en vue live avant de passer au partage avec d’autres personnes.
Un détail mérite d’être souligné : le mot de passe d’ouverture ne doit pas être traité comme un code générique que l’on communique à la légère. La documentation rappelle qu’il faut un mot de passe numérique propre, et qu’il ne peut pas reprendre le code par défaut. J’apprécie ce choix, parce qu’il évite le piège classique des équipements connectés “prêts à l’emploi” mais trop ouverts dès le départ.
Pour les usages familiaux, la fonction de partage est utile. On peut inviter un proche via QR code ou lien, ce qui est plus propre qu’un partage manuel approximatif. En revanche, je garde toujours un principe simple : plus il y a d’utilisateurs autorisés, plus il faut être rigoureux sur les droits et sur le mot de passe. La commodité ne doit pas se faire au détriment du contrôle.
Les erreurs que je vois le plus souvent sur ce type d’installation
Sur les accès et ouvertures, les mêmes erreurs reviennent très vite. Je les liste ici parce que ce sont elles qui font perdre du temps, pas les cas théoriques exotiques.
| Symptôme | Cause probable | Ce que je vérifie en premier |
|---|---|---|
| La touche d’ouverture ne déclenche rien | Sortie S1/S2 mal raccordée ou mauvaise entrée côté automatisme | Le schéma de câblage et la présence d’un vrai contact sec |
| La gâche claque mais ne libère pas la porte | Gâche non compatible ou alimentation externe insuffisante | Le modèle de gâche, sa mémoire mécanique et son alimentation |
| Le portail réagit puis s’arrête trop tôt | Impulsion d’ouverture trop courte | Le réglage de durée dans les paramètres avancés |
| L’application voit l’image mais pas l’ouverture | Mot de passe de commande non configuré ou partage incomplet | L’appairage Wi-Fi, le QR code et le mot de passe dédié |
| La connexion est instable | Mauvais réseau Wi-Fi pendant l’association ou téléphone sur données mobiles | Le Wi-Fi de la box, puis la procédure d’association complète |
Autre point souvent négligé : l’autonomie de la batterie de la platine de rue. La notice annonce environ 6 mois, mais cette valeur baisse avec le monitoring répété, les nombreux appels, la vision de nuit et les obstacles entre les deux modules. Quand je fais le diagnostic d’un accès erratique, je regarde aussi l’état d’énergie avant d’accuser le câblage. Ce n’est pas glamour, mais c’est souvent décisif.
Ce qu’il faut valider avant de considérer l’installation comme terminée
Avant de refermer le capot et de considérer le travail terminé, je fais toujours une vérification très simple : l’ouverture doit répondre dans les trois contextes qui comptent vraiment, à savoir depuis le moniteur, depuis l’application, puis après quelques allers-retours d’usage normal. Si l’un des trois manque, l’installation n’est pas réellement finie, même si l’image et l’audio paraissent corrects.
- Je teste l’appel entrant, puis la commande d’ouverture depuis l’écran.
- Je teste la même action depuis Extel Connect, avec le bon mot de passe.
- Je vérifie que la durée d’impulsion correspond bien à la motorisation ou à la gâche.
- Je contrôle la portée, la stabilité Wi-Fi et l’état de la batterie avant de valider.
Si je devais résumer l’esprit du système, je dirais qu’il est solide quand on respecte sa logique : une sortie de commande bien câblée, un ouvrant compatible, un réglage d’impulsion adapté et un accès smartphone correctement sécurisé. C’est cette discipline-là qui transforme un visiophone connecté en vrai point d’accès fiable, pas seulement en gadget d’affichage.